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Lutter contre la précarité alimentaire à Paris

NOTRE LETTRE OUVERTE
AUX CANDIDATS AUX MUNICIPALES DE PARIS 2026

Une personne sur sept est aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire dans l’agglomération parisienne. Cela représente près de 15 % des habitantes et habitants, un chiffre en constante augmentation ces dernières années. Une réalité alarmante qui inquiète profondément la Fédération de Paris du Secours populaire. Découvrez notre lettre ouverte et notre plan détaillé pour lutter contre la précarité alimentaire à Paris. 

Pour que les candidates et candidats aux municipales de 2026 se saisissent pleinement de cet enjeu, la Fédération de Paris du Secours populaire appelle les Parisiennes et les Parisiens à signer l’appel Notre vision pour Paris 2026 et à découvrir l’ensemble des recommandations sur paris2026.secourspopparis.org

La Fédération de Paris du Secours populaire a décidé de tirer la sonnette d’alarme et d’interpeller les candidats à la mairie de Paris et les mairies d’arrondissement. À travers l’appel « Notre vision pour Paris 2026 », l’association appelle à un engagement fort, clair et durable pour faire de la lutte contre la précarité alimentaire une priorité politique du prochain mandat. 

Manger : un besoin vital devenu un défi quotidien.

Manger est un besoin fondamental. Pourtant, à Paris, s’alimenter en quantité suffisante et de qualité est devenu un défi pour un nombre croissant de personnes, alors même que des millions de tonnes de nourriture consommable sont gaspillées chaque année. 

Face à cette précarité alimentaire, les ménages développent des stratégies d’adaptation contraintes : achats de produits de premiers prix parfois peu qualitatifs, réduction des quantités consommées, renoncement à certains aliments essentiels, privations. Ces situations entraînent des conséquences lourdes : malnutrition, anxiété permanente de manquer de nourriture, isolement social, maladies chroniques, détresse psychologique. L’insécurité alimentaire ne touche plus seulement les publics traditionnellement identifiés comme précaires. Étudiants, retraités, familles monoparentales, travailleurs pauvres sont désormais de plus en plus nombreux à y être confrontés. Plus personne n’est épargné.

« Quand on travaille sans salaire stable, on n’a pas de revenus stables, c’est très difficile. (...) Déjà, se lever le matin et trouver une brique de lait pour que mon fils puisse prendre son petit-déjeuner et partir à l’école, ça redonne le sourire. Mon fils part avec quelque chose dans le ventre : du lait, peut-être des céréales, peut-être une petite madeleine. Et là, je suis soulagée. »
Khadija, 52 ans, bénévole et accompagnée au libre-service solidaire du Secours populaire

Des associations sous tension face à l’ampleur des besoins 

Crises successives, inflation et dégradation du contexte économique et social ont fortement accentué la précarité alimentaire à Paris. Depuis 2020, la Fédération de Paris comme beaucoup d’associations fait face à une hausse de fréquentation de 20 à 30 %, mettant nos capacités d’action sous très forte tension. Si l’aide alimentaire est essentielle, elle ne peut à elle seule répondre à l’ensemble des besoins ni se substituer aux politiques publiques. 

12 recommandations structurées autour de 4 axes prioritaires. 

Nos recommandations s’inscrivent dans une approche globale de lutte contre la précarité alimentaire autour de quatre axes stratégiques. Elles visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en denrées (1), tout en garantissant leur qualité et leur adéquation aux besoins des publics (2). Elles renforcent également la prise en charge globale des personnes en situation de vulnérabilité (3) et soulignent l’importance de la sensibilisation du grand public à ces enjeux (4).