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Podcast ils donnent tout

« Une main tendue »
: comment des vacances
partagées ont réuni deux familles

Il y a un an, Félicité, Carine et Anaëlle ne se connaissaient pas. Le temps de deux semaines d'été, Félicité et son mari ont accueilli chez eux la petite Anaëlle, 10 ans grâce au dispositif Familles de vacances de la Fédération de Paris du Secours populaire français. Sa maman, Carine, élève seule ses quatre enfants avec peu de moyens. Les difficultés jalonnent son quotidien. Ensemble, elles témoignent d'une rencontre qui a changé leur regard dans la nouvelle saison de notre podcast, ils donnent tout au micro de Perrine Storme.

  

Anaëlle : « C'était vraiment la première fois que je partais vraiment en vacances » 

Pour Anaëlle, les vacances, c'est d'abord une définition simple et lumineuse : « l'inverse du travail ». Un moment où l'on s'amuse, où l'on se libère, où l'on se fait de nouveaux copains. 

Chez Félicité, en pleine campagne bourguignonne, elle a découvert un monde nouveau : un grand jardin, des couchers de soleil « magnifiques », du trampoline, de la tyrolienne, la préparation d'un tiramisu et même des balades à poney, un poney nommé Titeuf, dont elle se souvient avec un sourire dans la voix. Dans la voiture, avec les enfants de Félicité, on se racontait des histoires. 

Mais derrière l'insouciance des vacances, Anaëlle raconte aussi une appréhension bien réelle : « Avant d'aller chez Félicité, je n'étais pas beaucoup partie en vacances, juste une fois, chez ma tata ou en classe découverte avec l’école. Avec elle, c'était vraiment la première fois. J'étais à la fois très excitée et un peu stressée. » 

Félicité : « On a tout de suite vu l'intelligence d'Anaëlle » 

De son côté, Félicité décrit une évidence. Les vacances, dit-elle, c'est le moment où l'on peut se retrouver avec ses proches, du temps libre, de la découverte, des jeux, des rencontres « C'est ce qu'on avait envie de partager avec Anaëlle »

Consciente de la chance dont bénéficie sa propre famille, elle explique le déclic qui les a poussés, son mari et elle, à se lancer dans l'aventure : 

« On ressentait le besoin de partager ce qu'on avait avec ceux qui ont un peu moins de chance, moins d'opportunités. Accueillir un enfant, ça nous semblait naturel. On en a parlé avec nos enfants, et tout de suite, le courant est passé avec Anaëlle et sa famille. » 

L'appréhension initiale a vite laissé place à l'évidence : « On a tout de suite vu à quel point Anaëlle était intelligente, très vive d'esprit. Une belle rencontre aussi avec sa maman, qui élève bien ses enfants. » 

Un an après, le lien n'est pas resté une simple parenthèse estivale : les enfants demandent régulièrement des nouvelles les uns des autres. Félicité en tire une conviction qu'elle veut transmettre : 

« J'encourage chacun à se lancer. Accueillir Anaëlle, partager notre cadre de vie et notre quotidien de famille, ça a été facile. Il faut faire confiance aux enfants et aux familles : ces parents veulent le meilleur pour leurs enfants, une belle éducation. » 

Carine : « Une main tendue » 

Mère solo de quatre enfants, Carine raconte des années difficiles, marquées par le sacrifice elle a dû mettre de côté son diplôme pour travailler dans d’autres domaines d’activité et faire vivre sa famille. Dans ce contexte, offrir des vacances à ses enfants relève souvent de l'impossible : 

« J'ai eu la chance que mes enfants soient accueillis, qu'ils découvrent la mer, et surtout en famille. C'est une grande chance. Oui, il y a une frustration de ne pas avoir les moyens, de ne pas avoir cette opportunité moi-même. Alors ces vacances offertes par Félicité et sa famille, c'est une vraie main tendue. » 

Elle décrit aussi la pudeur nécessaire face aux enfants, et l'attention portée à ce qu'ils ne se sentent jamais exclus à la rentrée, quand les camarades racontent leurs étés : 

« On explique aux enfants que c'est compliqué. À la rentrée, les copains racontent leurs vacances, alors on essaye toujours de leur trouver quelque chose à raconter aussi, pour qu'ils ne se sentent pas exclus. » Carine garde en mémoire le moment précis où tout a commencé, un appel qui a tout changé : 

« Je me souviendrai toujours de ce coup de fil de Josy, la bénévole, m'annonçant qu'ils avaient une place pour Anaëlle. J’étais heureuse. » 

Une rencontre, pas juste un séjour 

Ce que raconte ce trio de voix, c'est bien plus qu'un simple hébergement solidaire de deux semaines. C'est la naissance d'un lien durable entre deux familles que tout semblait éloigner, et la preuve que le dispositif Familles de vacances du Secours populaire français fait bien plus que combler un manque : il crée de la rencontre, de la confiance, et parfois, une nouvelle famille de vacances. 

Retrouvez l'intégralité du témoignage de Félicité, Anaëlle et Carine au micro de Perrine Storme dans le deuxième épisode de la saison de notre podcast « Ils donnent tout », issu de notre saison spéciale vacances « J'veux du soleil » sur toutes les plateformes : spotify

 

 

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