Dans les camps de déplacés de la bande de Gaza, entre les tentes et les feux de fortune, des femmes continuent de travailler. Elles cuisinent, forment, écoutent, accompagnent. Ce sont les membres de la CSSL, la Coopérative d'Épargne et de Crédit, une organisation 100 % féminine active dans l'ensemble de la bande de Gaza.
Fondée pour améliorer la situation économique et sociale des femmes palestiniennes, la CSSL intervient sur deux fronts : l'autonomisation sociale et l'autonomisation économique. Le premier repose sur des programmes de protection, de soutien psychosocial et de lutte contre les violences faites aux femmes. Le second vise à former ces femmes, à renforcer leurs compétences professionnelles et à leur permettre d'accéder à des activités génératrices de revenus.
« La majorité des femmes a vu ses conditions de vie se dégrader de façon accélérées», témoigne une responsable de l'organisation. « Elles ont un besoin urgent de soutien et d'accompagnement. »
Dans ce contexte, la CSSL s'appuie sur le soutien de notre Fédération de Paris du Secours populaire qui cofinance et structure plusieurs programmes sur le terrain, en cohérence directe avec les besoins des femmes de Gaza : accompagnement psycho-social des femmes, jeunes filles et enfants et soutien aux initiatives économiques locales.
L'enjeu dépasse la simple aide humanitaire. Il s'agit de reconstruire une capacité d'agir dans une société palestinienne profondément fragilisée par des années de blocus et par les effets dévastateurs des conflits armés. Pour la CSSL, le soutien du Secours populaire représente bien plus qu'un soutien financier : c'est une reconnaissance internationale de la légitimité et de l'urgence de leur combat.
À l'heure où Gaza ne concentre plus l'attention du monde, ces femmes organisées rappellent qu'une réponse humanitaire digne passe aussi et surtout par les structures locales qui tiennent debout.